• Posté par : Tom 15 janv. 2016

    Des fois, il faut partir pour mieux revenir. Ou l'aube tendre d'un nouveau départ.


    « L’horizon était clair ; c’était là qu’ils allaient. »
    Des fois, il faut partir pour mieux revenir.
    C’est ce que je me dis, dans ce train qui me ramène chez moi, vers le creux tendre et délicieusement chronophage de la maison-cocon de mes parents.
    Vous savez, j’ai l’impression qu’une fois qu’on est enfin plus grands, on se perd plus facilement.
    « Tu n’as pas peur de marcher dans le noir complet ? »
    Moi si. J’ai peur de ce vide, de ces douleurs, de ces nuits parfois longues. J’ai peur de ce qui pourrait se passer, de ce qui peut arriver, de ce que je peux – tout simplement – provoquer, et même sans le vouloir.
    J’ai peur de grandir. C’est pour ça que j’ai mal parfois, c’est pour ça qu’au fond de ce creux je cache ce que je veux pour aller mieux. C’est pour ça que j’ai éclaté en sanglots devant Le Petit Prince, l’été dernier, et que j’y suis retourné parce que grandir c’est parfois aussi redevenir enfant.
    Des fois, il faut partir pour mieux revenir.
    « Ils virent quarante fois le soleil se coucher. Et les quarante levers de soleil furent autant de raisons d’espérer. »
    On a toujours l’espoir. Parfois on le perd, mais on a beau faire, il revient, et ça fait du bien. On se sent léger. On marche dans la rue, sous un ciel bleu qu’on avait pas vu depuis longtemps et on le salue d’un sourire, d’une inspiration. On ne se soucie de la vie plus que de ce genre d’instant où nos amis marchent à côté dans la rue. Ils ne sentent pas forcément qu’au fond de toi tu es un peu remué, mais tu l’es.
    Tu divagues.
    Dans tes yeux flotte, un brin d’été.
    «  C’est devenir soi-même qui est le plus difficile. »
    Vous croyez pas ? J’en suis intimement, et de manière éprouvée, persuadé. C’est difficile d’accepter qu’au fond de toi, ce qui t’agite et te prend, ça a sa valeur, ça existe, et que tu peux être qui tu veux et quand tu veux. C’est un long chemin, j’imagine. Mais on a toujours besoin des autres pour ça. La solitude a toute sa valeur, mais dans les moments difficiles, on comprend que sans l’autre on n’est rien. Ça peut s’incarner dans la main de votre petite amie sur votre joue, comme dans les bras de votre jumeau qui sont là pour vous soutenir.
    Vous n’êtes pas seul.
    « Il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue. »
    Il faut toujours perdre une part de soi. Puis on avance.
    Ça divague des fois, mais c’est toujours la mer qui nous berce.
    C’est doux.
    « Une nouvelle époque commençait. »



    Toutes les citations sont de Tant que nous sommes vivants, de Anne-Laure Bondoux, chez Gallimard Jeunesse.

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    1. Ton article est vraiment magnifique ! J'ai beaucoup aimé tes citations, la photo est toute mignonne et j'aime beaucoup la musique. Bravo! ^^

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    2. J'ai 32 ans mais 17 ans dans ma tête. Accepter de grandir en acceptant aussi la part d'enfance qu'il y a en nous ! En tout cas, j'ai hâte de voir ce que tu nous réserves !

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    3. Et toujours être capable de voir et d'apprécier les petits bonheurs,car il y en a partout et tu en cites de merveilleux á côté desquels on pourrait passer facilement en s'apitoyant,en fermant les yeux.

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    4. Merci, vraiment merci...
      "Le vent se lève, il faut tenter de vivre."

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    Alex la Belette et moi, on aime bien les commentaires ! Ça nous donne de l'audace !
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