Nouvel article !


  • À tous les passionnés de littérature jeunesse,
    Qui se reconnaîtront en ces pages et auront envie, si ce n’est de garder le livre, de l’offrir largement aux enfants autour d’eux.
    Carnet de lecteur.trice à destination des enfants qui découvrent le plaisir de la lecture, cet objet littéraire est bien pensé et indispensable pour tout bon lecteur qui se respecte (hé oui, il va falloir investir Monsieur / Madame).
    Pourquoi ?


    Pour tenir un journal de lectures

    J’écrirais bien aussi quelque chose pour vous vanter tous les mérites d’un journal de lectures, mais Lupiot, que vous connaissez bien maintenant, l’a déjà fait sur son blog. Ce qu’elle y dit, principalement, c’est que c’est un très bon moyen de :
    1. Se connaître soi-même et comprendre un peu mieux ce que l’on préfère ;
    2. Se souvenir de ses lectures (la base) ;
    3. Pouvoir accéder plus rapidement à des coups de cœur et bonnes lectures, pour les conseiller par exemple ;
    4. Attiser sa passion : c’est stimulant, et j’en reparle plus bas.

     

    Parce que les LISTES

    Je suis sûr qu’il y en a beaucoup parmi vous qui aiment les listes : les listes de courses et de ménage à faire, peut-être pas, mais même dans ce cas-là, c’est très agréable de faire la liste en elle-même et de cocher au fur et à mesure. Comme le dit Lupiot dans son article sur le journal de lectures, c’est auto-congratulant de voir ses propres avancées et de pouvoir quantifier ce qu’on a produit.
    Alors des listes de livres, c’est dix fois plus jouissif. Élisabeth Brami propose à son jeune lecteur plein de listes très chouettes que j’ai grandement envie de faire à mon tour :

    • des collections de mots,
    • des collections de personnages,
    • des collections de livres préférés,
    • des livres que tu veux lire,
    • des livres à lire plus grand,
    • des titres de livres qu’on veut écrire (voir la fin de mon article)…

    Pour garder le feu de sa passion

    Quand vous êtes un lecteur passionné (je suis sûr que vous en êtes un) vous ne vivez parfois plus que pour votre passion. Petit preuve de mon côté :

    • Je lis dans le métro,
    • Je travaille la journée dans une maison d’édition,
    • Je rentre et travaille le soir sur mes études d’édition / ce que je veux écrire / mon blog.
    Vous aurez compris, je ne vis (presque) que pour les livres !
    Alors un carnet de lectures, ça permet de condenser un peu tout ça, de s’exprimer avec passion pour parler de ses lectures, des émotions ressenties, de nos rencontres littéraires… Un journal de lectures comme celui-ci, c’est de l’or de lecteur : un espace rien qu’à soi pour s’exprimer sur sa passion !
    Le fait de s’exprimer sur cette passion, de lister les livres qu’on a lu et aimé, cela donne encore plus envie de lire : on veut goûter à ce plaisir de parler des livres, goûter à ce plaisir de remplir ce carnet


    Parce que c’est une très belle transmission

    C’est Élisabeth Brami, autrice lue, reconnue et vétérante de l’édition jeunesse, qui propose aux lecteurs ce carnet de lecteur. Et elle le fait avec son âme d’enfant lecteur : elle le dit au début du livre, elle aurait aimé écrire les livres qu’elle avait lu pour le simple plaisir de les redécouvrir aujourd’hui. Un carnet comme celui-ci ne pouvait être proposé que par un.e auteur.trice passionné de lecture et avec une âme d’enfant encore en lui.
    Les commentaires d’Élisabeth Brami parcourent tout le carnet : elle donne des secrets, des conseils, elle nous révèle la première phrase du premier roman qu’elle a écrit étant petite… Une vraie relation privilégiée s’installe entre écrivaine et enfant, et ça, c’est vraiment chouette.

    Parce que, nom d’un T’slich, c’est beau !

    Le carnet est mis en page, en images et en couleurs dans un très chouette graphisme, moderne et enfantin. Il est réalisé par Marlène Normand, et est vraiment drôle, chouette et dynamique !
    Le livre est aussi un bel objet, avec un bon format et très sympa à manipuler.
    Si le papier est très bien pour écrire, le livre n’est peut-être pas très pratique à ouvrir pour écrire dedans : il se referme seul, et s’ouvre peu.


    (Un regret ?)

    On regrettera peut-être deux choses :
    1. Qu’on nous vende un carnet dit « secret » sans moyen de le sceller aux yeux de tout parent / copain ou copine / extraterrestre / Björn tendre et drôle (vous avez vu, j’en profite pour vous rappeler que le tome 2 de Björn sort à la rentrée !) : moi j’aurais défini ce carnet comme celui d’un super-lecteur.trice peut-être, ou carnet de drôle d’enfant plongé entre deux livres…
    2. J’aurais personnellement ADORÉ ce livre étant petit. J’aurais passé mon temps à le remplir. Mais je crois malheureusement que 8 sections pour 8 livres qu’on a aimé, c’est très peu. Il aurait fallu faire un plus gros livre… ou alors il faut tout simplement se faire violence en tant que jeune lecteur pour ne choisir que 8 livres, pourquoi pas ses préférés… Et ça, je l’ai vu avec les 7 livres qui ont marqué ma vie, c’est très, très, très difficile.

    Parce qu’on y parle lecture ET écriture

    Le livre se termine sur une partie pour les jeunes auteur.trices. En effet, quel.les écrivain.es ne relient pas l’écriture à la lecture ? Élisabeth Brami propose donc des pages d’écriture libre, des listes d’idées de romans, des premières phrases de livres à écrire...


    Et pour prolonger ce carnet du super-lecteur.trice, je vous conseille, pour tout jeune écrivain en herbe :


    ÇA.
    Ce livre de génie est proposé également par une écrivaine de génie.

    Le jour où mon frère Nathan et moi avons rencontré Susie Morgenstern qui venait d’apprendre que nous voulions devenir écrivains (devant la tête de ma mère qui se disait : oh la la la, ils vont vivre dans un carton), elle a dit, avec son très bel accent américain : « mais c’est un très beau métier, écrivain ! ». Je crois que je m’en souviendrai toujours.

    C’est avec ce livre que j’ai fait de nombreux exercices d’écriture et que j’ai compris :
    • Le plaisir du jeu avec les mots,
    • Le fait qu’il fallait travailler tous les jours ou du moins le plus souvent possible l’écriture, même en y travaillant peu, même en ne posant que trois phrases les unes à côté des autres,
    • Le plaisir de poser le regard autour de soi pour trouver l’inspiration.
    C’est un très chouette carnet d’écriture pour tous les passionnés et je vous le conseille vivement.



    Cet article de passionné a été écrit dans le cadre de Booktube et la Blogo en Livre ! C’est une très belle initiative lancée par Nathan dans le cadre de la grande fête nationale de la littérature jeunesse, Partir en Livre. Tous les jours, jusqu’à la fin du mois, Booktubeurs et blogueurs se relaient pour parler d’un livre de littérature jeunesse. Hier, c’était la très chouette Mathilde sur sa chaîne YouTube Ma Malle aux Livres, demain ce sera la géniale Lucille, sur son blog La Ronde des Livres (le blog d’un ours en peluche nommé Teddy dont vous vous souvenez peut-être ?)
    Alors portez-vous bien, amis passionnés de littérature jeunesse, et comme le dirait mon tout nouveau t-shirt que j’aime d’amour : souriez, vous lisez !

    À tous les passionnés de littérature jeunesse | Mon carnet de lecteur et lectrice

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  • La blogosphère est-elle morte ? Booktube va-t-il devenir l'unique média littéraire sur internet ?
    J’avais depuis un moment envie d’écrire sur la blogosphère et sur Booktube et de répondre à quelques questions et remarques que je vois parfois fleurir autour de moi :


    En effet, aujourd’hui, sur internet, deux communautés se côtoient en prescription littéraire : les blogueurs et les Booktubeurs.
    Les premiers, les pionniers, vous les connaissez depuis plus longtemps : certains blogs ont déjà maintenant quelques années, par exemple Sophie Hérisson a créé son blog Délivrer des Livres il y a maintenant 13 ans. La Voix du Livre est, pour sa part, né il y a 7 ans.
    Booktube est plus récent, et a surtout pris son ampleur récemment, relayé par de nombreux articles de presse et quelques reportages télévisuels (par exemple, le récent C’est au programme).
    Chacun y va donc de sa préférence : blog ou Booktube ? On parle parfois de la fin des blogs alors que de nombreux blogueurs se redirigent peu à peu vers Booktube, plus en vogue, au public plus développé, plus large… pourtant, les blogs tiennent bon.

    On va quand même pas se laisser faire.

    Ainsi, l’audience a peut-être un peu réduit mais elle n’a pas déserté. En fait, si les blogueurs ont encore de l’avenir devant eux, c’est parce que les deux médias sont parfaitement complémentaires.
    Et j’ai envie de vous expliquer pourquoi.

    ATTENTION : cet article est une analyse comparative personnelle des blogs et de Booktube. Si vous n’êtes pas d’accord, ce sera avec un grand plaisir que nous pourrons en discuter en commentaires ! Parce que les débats, c’est cool.


    Deux modes d’expression différents

    S’exprimer à l’écrit ou en vidéo, c’est extrêmement différent. Comme le dit Bulledop dans le reportage France 2 sur les Booktubeurs, il y a une plus grande spontanéité dans Booktube. On ne lit pas seulement quelqu’un, on le voit, on l’écoute… Et, comme quand vous parlez à quelqu’un, vous apprenez autant de choses si ce n’est plus dans le langage non-parlé que dans le langage parlé. Les gestes, les mimiques, les expressions, le ton utilisé… Tout cela est un langage à part entière qui en dit beaucoup sur ce que vous dites.
    Par exemple, si j’écris : « c’était gé-nial », vous ne pouvez le comprendre que d’une seule manière. Mais si vous le dites, vous pouvez faire comprendre en disant la même phrase que vous avez adoré ou que, avec un ton ironique, non, vous n’avez pas adoré du tout.
    Outre ce que vous communiquez avec la voix et les gestes sans le dire, il y a un rapport plus direct, plus émotif en vidéos qu’à l’écrit. Comme le disait Bulledop, c’est aussi ça, cette spontanéité : il est plus difficile de cacher son émotion à l’oral qu’à l’écrit. C’est comme si ce qu’on ressentait débordait de notre discours pour s’exprimer pleinement.

    Niveau contrôle des émotions, vous êtes plutôt à gauche ou à droite ?

    De ce fait, les contenus des vidéos sont beaucoup plus liés à l’émotion du/de la Booktubeur-se qu’à l’analyse proprement dite du livre. Il est alors beaucoup plus facile de dire « je » dans une vidéo, de parler de soi et de son rapport intime à sa lecture. Par exemple, écoutez cette très belle vidéo de Lemon June qui parle de Martin Éden.



    Sur les blogs, du moins pour certains, on est plus dans une recherche d’analyse des livres chroniqués. On peut choisir de retranscrire l’émotion ressentie à la lecture (j’essaie également de le faire un maximum), mais il est plus facile et plus répandu d’analyser un livre à l’écrit qu’à l’oral. Ainsi, même si je rends au maximum l’émotion que j’ai ressentie durant ma lecture, je cherche aussi à comprendre pourquoi j’ai ressenti ça, d’aller au fond des choses. Qu’est-ce qui fait qu’un livre est bien ou mauvais selon nos propres critères d’analyse ?

    Des publics différents

    Du fait de l’émotion que les Booktubeurs font passer, il y a un rapport plus intime qui lient leur communauté et le Booktubeur. Comme le dit l’éditrice interviewée dans l’émission « C’est au programme », au contraire des journalistes (et blogueurs), les Booktubeurs, comme les Youtubeurs, se posent plus comme animateurs de communautés. C’est sans doute pour cela aussi qu’on trouve beaucoup plus de vidéos différentes des critiques de livres : les Book Haul, les Tags, etc. La personnalité de la personne compte encore plus que sur les blogs.

    Par ailleurs, comme cette personnalité compte plus que sur les blogs, et donc parfois plus que les livres, beaucoup de monde regarde une vidéo Booktube en tombant dessus par hasard. Des Booktubeurs-euses comme Audrey racontent donc que certains de leurs abonnés sont d’anciens non-lecteurs qui ont commencé à lire grâce à eux… et n’est-ce pas l’un des plus beaux compliments qu’un lecteur puisse recevoir ?


    Le public des blogs est beaucoup plus un public « entre soi » : ce sont les lecteurs ou professionnels du livre qui lisent d’autres lecteurs et professionnels du livre. C’est aussi l’une des raisons, outre l’écrit plus long et parfois plus ordonné, qui permet d’analyser des livres. On touche un public plus connaisseur, donc qui a plus de notions permettant de comprendre un certain nombre de concepts, de points d’analyse du livre. On parle à quelqu’un qui s’y connaît déjà.
    Et c'est personnellement ce que je cherche quand je lis des chroniques de livres : j’ai besoin que l’analyse aille loin. C’est pour ça que j’aime les blogs comme celui de Lupiot (Allez vous faire lire) ou L’oiseau lit.

    Des choses nouvelles à créer sur chaque média

    Mais les deux médias ont des frontières poreuses, parce que :

    1. Beaucoup pratiquent les deux ;
    2. Beaucoup sont passés de l’un à l’autre ;
    3. Les formats ne sont pas si binaires que ceux que j’ai exposés.

    Par exemple, Lemon June est une Booktubeuse qui fait transparaître avec beaucoup de force son émotion, mais qui réussit ce tour de force d’aller très loin dans l’analyse de chacun des livres qu’elle lit. Lemon June arrive finalement à concilier l'analytique et l'animation de communauté avec TA-LENT.
    C’est, pour ma part, le Booktube que je préfère (au même titre que les blogs).


    En fait, les vidéos de Lemon June m'ont fait comprendre ce que je trouvais de meilleur dans Booktube et YouTube en général (lié justement au fait qu'on touche un autre type de lectorat) : la vulgarisation. C'est l’une des choses que j'aime beaucoup sur internet, qu’on retrouve aussi sur des blogs comme celui de Lupiot : vulgariser, c'est expliquer de manière la plus claire possible pour le plus grand nombre possible des notions et concepts souvent scientifiques ou artistiques complexes.

    L'accessibilité de tous à Internet ne réduit donc pas la profondeur et le sens du contenu, mais elle la force à s'exprimer autrement. De manière plus simple, certes, mais l'idée est surtout d’inventer quelque chose de nouveau sur chacune des plateformes.

    Et il en existe, de belles et nouvelles choses, à en rester bouche bée !


    Alors, pour partir guillerets, je vous propose de finir là-dessus :
    CÔTÉ BLOG


    CÔTÉ BOOKTUBE

    Blogosphère VS Booktube : le fight ?

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  • Voici les 7 livres qui ont marqué ma vie. Pourquoi 7 ? Parce que le blog a 7 ans aujourd'hui, pardi !

    Arrête de faire comme moi est LE livre de mon enfance. Je m’en souviens comme si c’était hier…


    En fait, non. Avant d’écrire cet article, j’ai envoyé un message à mes parents : « heeeeelp, c’était quoi mon album préféré quand j’étais petit ?? » et ils m’ont répondu, sans hésiter : « Arrête de faire comme moi ! »
    Quand j’étais petit, mes parents m’ont lu beaucoup, beaucoup d’albums à mon jumeau Nathan et moi. Ils en avaient lu à mon grand frère avant nous, on héritait donc de ses albums et de ceux que nos parents et notre famille nous ont offert par la suite.
    On sait tous le rôle important que joue notre enfance et la famille dans nos vies (sinon, Édouard Louis vous l'apprendra), et la preuve est là : mon goût prononcé pour les livres et tout ce que je fais pour eux aujourd’hui serait-il né sans ces moments de lecture ?

    Arrête de faire comme moi a donc été mon premier livre préféré et restera pour moi un livre unique et irremplaçable. Et à vrai dire, même si je ne m’en souviens pas comme si c’était hier, quand mes parents m’ont répondu ça, je me suis dit : « Évidemment ! ». Ce livre drôle et tendre, sous le trait fabuleusement simple de Bénédicte Guettier, souligne le talent de l’autrice-illustratrice pour capter l’émotion des tout-petits. D’ailleurs, elle en a fait plein d’autres dont je me souviens encore aujourd’hui :


    Ha et elle a créé un personnage d’âne. Mais ce n’est pas très connu.


    Plus tard, est venu Geronimo Stilton !
    Ha Geronimo, avez-vous connu cette drôle de souris dont les aventures étaient contées par sa plume enjouée et fluide, mise en couleurs par une mise en page dynamique, colorée, où les mots étaient à leur tour dessinés ? Le mot « peur » y est tremblotant, le mot « glace » est dessiné de glace…

    Là, ce sont le premier Geronimo qu’on m’a offert, et après j’en ai lu plein, beaucoup, énormément, en bref un certain nombre d’autres.
    (Oui, je viens de découvrir que l'un d'eux avait été relooké ça me fait tout drôle.)

    C’était une série géniale qui évoluait au fil des tomes — les dessins devenaient plus modernes — avec des personnages drôles et attachants qui revenaient régulièrement pour notre plus grand plaisir et je me souviens m’être plongé alors dans ce moment excitant où on n'a plus qu'une envie : compléter avec ardeur et avec tes premiers comportements de fan de ta vie la série de petits romans que tu lis (je pense qu’on en a tous eues, au moins une, si ce n’est plusieurs : les Bibliothèques Roses, les Bayard comme La Cabane Magique ou Grand Galop…)

    L'autrice Elisabetta Dami et la mascotte Geronimo !
    Oui, quand j'étais petit je pensais qu'elle se cachait dessous aux salons du livre...

    Le troisième livre le plus important de ma vie, c'est une série de livres...


    Le premier tome des Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Ce livre a marqué le début de ma passion pour une grande saga de 13 tomes (le dernier étant particulièrement décevant) et Lemony Snicket est bientôt devenu mon auteur préféré.

    Grande saga à suspens cynique et pleine de tristes rebondissements, Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire m’a apporté mes premiers frissons de lecteur, mais aussi mon premier amour du texte. Parce que si c’est une série à l’histoire riche, extrêmement bien construite et à la narration impeccable, c’est aussi le fruit d’un travail d’écrivain très habile, à l’écriture riche, pleine de sens : c’était ma découverte du plaisir du style.


    Ce plaisir du style a bien entendu explosé comme je n’aurais pas pensé qu’il pouvait le faire à ma découverte de ce roman :

    Sans doute l’un des deux livres les plus importants de cette sélection. Pierre Bottero a longtemps été mon auteur préféré et une immense inspiration pour moi. Ma découverte du premier tome des aventures d’Ewilan a marqué mon entrée dans Gwendalavir et tous les univers qu’a ensuite développé Pierre Bottero : celui d’Ellana et des Marchombres, celui de L’Autre, et bien évidemment ses derniers livres et les aventures que cet immense auteur avait prévu d’écrire et qui resteront inconnus à jamais.

    Sa mort a été un immense choc pour moi. Je pense que tous ses fans se souviennent de ce qu’ils faisaient et de comment ils ont appris sa mort. C’est mon cas, et je me souviens avoir encaissé la nouvelle puis avoir pleuré quelques heures plus tard, renversé par la tristesse de cette extinction si soudaine.

    Heureusement, j'ai eu la chance de le rencontrer avant qu'il ne meure.
    Alors, où suis-je ? à droite ou à gauche ?

    Pierre Bottero était un vrai bon écrivain qu’il est très difficile d’oublier. Créateur d’un immense, riche et fascinant univers monde qu’est Gwendalavir, il réunit aussi toutes les bonnes qualités d’un écrivain : une plume fabuleuse (han l’écriture de Bottero quoi : de la poésie à l’état pur), des intrigues riches et développées et des personnages justes et épais…

    Bon, mon drame personnel actuel est de découvrir les faiblesses de ces personnages et notamment ses personnages féminins : Ellana, par exemple, malgré sa force et sa badassitude, est une héroïne fortement érotisée, et assez vite renvoyée à son rôle de mère. Mais ça n’empêchera pas mon amour pour ces séries et cet auteur de rester toujours aussi grands que Gwendalavir.

    Un livre qui a marqué ma vie de plein de façons différentes, c’est Nos étoiles contraires.
    D’abord un gros coup de cœur littéraire, ce livre m’a fait découvrir les romans de John Green, un écrivain de littérature jeunes adultes absolument hors pair : il sait capter avec une immense justesse les émotions des adolescents et écrire sur eux dans tout ce qu’il y a de plus sensuel en eux. Sensuel au sens physique, ses personnages sont réellement vivants, mais aussi au sens intellectuel : John Green capte avec habileté leurs fragilités, leurs forces, leur humour, leurs rêves et leurs façons d’être et de grandir dans le monde.

    Très vite pris dans une passion dévorante pour ses livres, je me suis investi en tant que fan et n’ai pas tardé à créer un blog (John Green France, que vous pouvez encore lire en ligne même si je l’ai fermé il y a peu maintenant). Ce site m’a fait découvrir qui est John Green : plus qu’un auteur, c’est aussi un vidéaste incroyable et quelqu’un de très engagé et notamment dans l’éducation aux États-Unis ou ailleurs dans le monde. Sa diversité de projets et toutes ses actions m’ont convaincu de la grandeur de cet écrivain pas comme les autres.

    Créer ce blog a aussi le plus important comportement de fan que j’ai eu jusque-là. Je suis quelqu’un qui est souvent fan : quand j’aime quelque chose, je m’emballe. Avec John Green, j’ai donné son actualité (littéraire et autres) pendant plusieurs années sur ce blog et l’apothéose a été la sortie du film La Face Cachée de Margo où j’ai pu rencontrer (enfin !) cet écrivain hors du commun.

    Moi et le meilleur écrivain de littérature ados de toute l'Amérique ! (Cliquez pour découvrir ma rencontre avec lui.)

    Alors, vous comprenez maintenant que quand Penguin annonce la sortie de son nouveau livre en octobre je sois… hystérique ? déjà prêt à le précommander ? et que l’envie grisante et chronophage de réécrire sur ce blog me démange les bouts des doigts.
    Évidemment, il y a eu Vango


    Ai-je besoin de dire encore mon amour pour cette duologie épatante ? J’ai découvert Timothée de Fombelle par Tobie Lolness, en Grèce, et avec un sentiment de renouveau, de plongée dans un monde inconnu, et de poésie jamais inégalé jusqu’à présent. Mais Vango reste très cher à mon cœur pour plusieurs raisons.

    D’abord pour le livre en lui-même, qui a pour moi toutes les qualités d’un grand classique de la littérature. J’en parle dans cette chronique, ici.

    Ensuite, parce que c’est grâce à lui que Nathan a créé le forum sur Timothée de Fombelle, réunissant alors plusieurs fans de première heure de cet immense auteur. Sur ce forum, plusieurs routes se sont croisées et ont fini par se percuter à un salon du livre de Montreuil. Ce qu’on ne savait pas alors, c’est qu’on rencontrait des amis qui nous sont aujourd’hui extrêmement cher. Et c’est ça que marque Vango : le fait que la littérature est avant tout une histoire de partage. Et que ce partage peut t’amener à faire des rencontres.

    Enfin, Vango nous a emmené à partir, mes amis et moi, sur les traces de cet incroyable héros, en Italie, dans les Îles Éoliennes. Nous avons passé, l’an dernier, 7 jours dans ces îles paradisiaques au Nord de la Sicile, où la mer et le ciel se rencontrent comme une évidence. C’est de ce voyage dont nous avons parlé, tous les six, au salon du livre de Paris, en mars 2017, avec Timothée de Fombelle. Ce voyage littéraire a été une expérience personnelle d’une richesse infinie mais aussi une expérience de lecteur passionnante : jusqu’à où, en tant que lecteur, peut-on réussir à prolonger le livre ?

    Ci-contre, un souvenir de cette rencontre au salon du livre de Paris avec mes amis et Timothée de Fombelle.




    Enfin… (Et je vous assure que c’est ce enfin qui a été le plus dur : choisir 7 livres ! C’est horrible. Où sont passés Tant que nous sommes vivants, J’ai avalé un arc-en-ciel, Les Éveilleurs, Cœur d’encre, Cheval Océan et tous les autres livres incroyables qui ont marqué ma vie de lecteur et ma vie personnelle ?)
     (Cliquez sur les couvertures pour lire les chroniques !)

    Enfin, donc, c’est le roman de Clémentine Beauvais, Les Petites Reines, qui a marqué ma vie, il y a deux ans maintenant.

    Dans cette histoire folle-dingue sur les routes de France, trois jeunes filles bafouées par un débile concours de mocheté sur Facebook décident de partir gate-crasher la garden-party de la Présidente de la République à l’Élysée, le 14 juillet. Pour ce faire, elles partent à vélo et financent leur voyage en vendant… des boudins.

    Ma première rencontre avec Clémentine et avec ce cher Benoît Minville !


    Les Petites Reines est LE roman qui m’a fait rencontrer cette autrice absolument incroyable qu’est Clémentine Beauvais. J'avais aussi très envie de mettre dans ce top Songe à la douceur, incroyable roman d'amour poétique qui m'a aussi beaucoup, beaucoup marqué par sa douceur à la fois cocasse et gracieuse.

    C’est aussi un des livres qui a forgé mon esprit critique antisexiste. Formidable épopée de trois jeunes filles badass qui envoient valdinguer les clichés et une société de l’image omniprésente, cette aventure mémorable m’a remué de bout en bout. Parce que le texte est un condensé d’humour mais est porté par une tendresse et une justesse des traits des personnages à nulle autre pareil. De quoi me convaincre de la nécessité de :
    1. Parler de ce genre de sujet ;
    2. Avec une histoire et des personnages construits et complexes ;
    3. Et de représenter toutes sortes de personnages souvent en marge.


    7 livres comme les 7 bougies que je souffle aujourd'hui avec vous pour fêter l'anniversaire du blog !

    7 ans maintenant que La Voix du Livre a ouvert, et c’est 7 ans de beaucoup, beaucoup de bonnes choses. Des lectures, des rencontres, des évènements, des exclusivités et tout plein d’autres choses. Merci à tous ceux qui m’ont suivi et me soutiennent, c’est une immense joie et un grand honneur de vivre cette aventure avec vous tous.
    Alors pour vraiment souffler ensemble ces bougies, c'est à vous de jouer !Partagez en commentaire, dans un article de blog, dans une vidéo ou sur les réseaux sociaux les 7 livres qui ont marqué votre vie avec le hashtag #MaVieEn7Livres !
    Parce que, si la littérature est partage, elle commence au plus près de chacun d'entre nous.
    Longue vie au blog, longue vie à vous !

    Les 7 livres qui ont marqué ma vie | Le blog a 7 ans !

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