• Posté par : Tom 22 janv. 2015


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    Une famille normale part en Bretagne et tombe… sur des zombies !
    Je m’appelle Madoloup, et je suis une fille normale. Alors je n’avais pas prévu de me casser le coude le jour de mon arrivée en vacances. Mais ce n’est pas là que les choses ont vraiment dérapé. Non. C’est plutôt quand les goélands sont devenus fous. Qu’ils se sont mis à attaquer les gens. Qu’ils ont contaminé ma petite sœur. Qu’on a appris qu’il s’agissait d’une épidémie de Virus Zombie. Que mon père a décapité Papy. Et qu’on s’est retrouvés assiégés par dix mille morts vivants qui voulaient rentrer par les toilettes… 
    Par Vincent Villeminot
    Aux éditions Nathan Jeunesse
    14,90 €
    246 pages
                   
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                    Ma famille normale contre les zombies arrive entre vos mains comme zombie envahit votre maison avec pour seul but de manger de la glace au chocolat : électrisant, hilarant, et trop unique pour ne pas l’aimer. Rassurez-vous, ce livre, entre texte et dessins, ne met pas en scène des zombies adoucis qui aiment la glace, les poupons et le sucre. Non, Ma famille normale contre les zombies c’est une histoire sanglante, alléchante de rouge et de peur, avec tout plein de zombies un peu fous, toujours déjantés mais toujours aussi assoiffés après chaque victime.


                    Le ton est posé dès le prologue. Avec un humour irrésistible, Vincent Villeminot traite son histoire avec autant de sérieux qu’un délire entre potes ou en famille : il n’hésite pas à les mettre en scène, à bien rire de tout (le monde) tout en prenant au sérieux son auditoire/lectorat. Vincent Villeminot, avant tout, expérimente simplement le plaisir de raconter, de rire, d’inventer pour sa famille une histoire qui leur plaira. On retrouve donc Vanzan (Vincent Villeminot) et toute sa colonie ambulante et attachante, vue du point de vue de Madoloup qui raconte l’histoire de cette tribu partant en vacances et se retrouvant vite confronté au pire : les goélands. Les zombies quoi. Parce que les goélands transforment en zombies quand vous êtes pas là parce que vous avez le bras dans le plâtre. Bref.


    Mais si l’histoire a d’abord été réalisée indépendamment des dessins et destinée en premier lieu à sa famille, les illustrations de Yann Autret sont indispensables. En fait l’image ne fait pas qu’illustrer le texte, elle y apporte sa touche personnelle, et les deux interagissent avec brio. Le style est vif, on a l’impression que les traits ont été jetés sur la page avec un peu de folie, mais c’est calculé en donnant le même ton que le texte : un brin décalé, totalement délire et avec ce ton de sérieux qui sera représenté par les quelques parties dessinées à la manière d’une lithographie de gravure sur cuivre. Ainsi le texte n’est pas construit pour être illustré, mais ils sont faits pour discuter, se compléter, raconter ensemble.


    De plus, la mythologie du zombie qui est développée ici est même réinventée par Vincent Villeminot et Yann Autret. On a des références bien précises, on saisit des influences, mais finalement ils réinventent ce mythe, le désacralisent presque. Le zombie fait peur et rire en même temps, il a une drôle de tête, il est comme nous en fait. Ce n’est pas parce qu’un fléau nous remplace qu’on en perd nos valeurs, notre humour, nos façons d’être au monde : décapante, dérisoire.


    Ils créent alors un monde aux barrières floues, aux codes renversés, un monde insolite qui nous replace peut-être dans des questionnements sur notre façon de tuer sans conscience dans les jeux vidéo qui nous déshumanisent. Ici le zombie est l’incarnation pure de notre déshumanisation, notre abrutissement presque moutonnier d’une société qui peut tuer sans remords, ou simplement ne plus vivre pour ses valeurs. Mais ils y confrontent ainsi le rire, le non-sérieux, comme s’il cherchait aussi à démythifier tout ça, et même à désacraliser les romans précédents de Vincent Villeminot beaucoup plus sérieux et durs (il ira jusqu’à évoquer lui-même ses livres de façon très comique).


    Ainsi, si Vincent Villeminot et Yann Autret réfléchissent peut-être à notre monde d’aujourd’hui, qui peut virer au pire, à la peur et à une anarchie meurtrière, et finalement à notre humanité qui se caractérise par cette famille que nous formons, leur premier but est avant tout de s’éclater, et de faire rire le lecteur. Avec un vocabulaire intelligent, un style jamais sérieux même quand il le paraît, Vincent Villeminot s’arme d’un humour acide et tonitruant pour écrire sans limites, sans codes, sans règles. Yann Autret se joint à lui de façon indispensable, unique, drôle et créée avec lui, LE nouveau classique des zombies.

    ◄►◄ LES + ►◄►
    - Des personnages drôles et uniques
    - Un récif jouissif et sanglant
    - Un univers déjanté, philanthrope ou misanthrope à voir
    - Une écriture défouloir, sincère, dynamique
    - Des dessins fou furieux
    - De l'humour à chaque page

    ◄►◄ EN BREF ►◄►
    LE nouveau classique des zombies !



    Belette s'exprime...

    "Drôle, déjanté, hilarant de bout en bout !"










    Autre chose ? 
    La bande-annonce !




    Et les autres ?
    D'autres avis !
    • La ronde des livres >>> "Ce petit livre ravira les jeunes fans de zombies et d'action, l'humour le rend très accessible mais peut lasser les plus âgés !"
    • La vie des livres >>> "C'est original, léger, et débordant d'humour !"
    • A little matter whatever >>> "A conseiller aux enfants, aux fans de Vincent Villeminot et bien entendu aux amateurs de zombies !"

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