• Posté par : Tom 21 oct. 2013

    Du 8 octobre au 14 décembre, du mardi au samedi à 19h au Théâtre de La Pépinière à Paris.

    Une jeune femme tape à la machine. Elle semble écrire les souvenirs d'une autre femme, beaucoup plus âgée, qui raconte une vie entière. Cette vie enjambe la guerre, elle se déroule avant et après les combats, elle englobe une histoire d'amour, des joies, des larmes, l'intensité des jours. Mais, lentement, on comprend la réalité de ce qui se joue devant nous. C'est l'hiver 1942.
    La jeune femme qui écrit se sait condamnée parce que l'homme qu'elle attend n'est pas venu lui dicter les journaux clandestins qu'elle doit taper à la machine.
    S'il n'est pas là, c'est qu'il a été arrêté et qu'elle doit fuir. Mais, parce qu'elle l'aime en secret, elle décide de rester et d'écrire la vie qu'elle n'aura pas. Elle va faire exister cette femme tout près d'elle. Cette femme qu'elle ne sera peut-être jamais. 
    Je danse toujours est au départ une pièce de Timothée de Fombelle publiée chez Actes Sud. J'en avais fait un très court avis (>>>) mais je peux vous en redire quelques mots. A lire, c'est déjà un régal. Un concentré pur de vie, de mots, de poésie, de douceur, d'évènements touchants et de quelques larmes de joie ou de tristesse. C'est beau, profond, ça vous emporte et ça fond en vous. Délicieux et magnifique, c'est à lire sans modération ♥

    Quelques mots de Timothée, issus du dossier de presse (>>>) comme la suite des biographies et textes. (N'hésitez pas à cliquer sur les images pour agrandir !)


    Le metteur en scène est Etienne Guichard, c'est le père de Clémence Poésy, voici un texte qu'il a écrit sur la pièce, toujours issu du dossier de presse.

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    Bonjour Etienne Guichard, merci de bien vouloir répondre à mes questions ! Vous êtes-donc comédien, metteur en scène, auteur et directeur de théâtre. Une question : comment arrivez-vous à faire tout cela ?
    Chaque chose à la fois, les unes après les autres. Parfois sur certains projets tout en même temps. Mais il faut aussi comprendre qu'il y a des creux dans un emploi du temps qui font qu'on a plus le temps de murir les projets...


    Qu’est-ce qui vous passionne le plus ?
    Je crois que c'est de faire que les projets se réalisent.


    Pouvez-vous nous parler de votre parcours, et de ce qui vous a amené à faire du théâtre ?
    La découverte du théâtre quand j'étais enfant dans une troupe amateur de village. Après il y a eu des concours de circonstances et une belle rencontre avec la troupe du Théâtre du Campagnol avec laquelle j'ai vécu de très beaux spectacles  (dont le BAL - spectacle et film) et qui m'a donné l'opportunité de faire mes premières armes de mise en scène.
      

    Pourquoi avoir décidé de mettre en scène le texte de Timothée de Fombelle ? Quel est votre ressenti sur cette pièce ? Avez-vous lu d’autres pièces/romans de Timothée de Fombelle ?
    Là aussi c'est une rencontre. C'est Clémence qui portait ce projet et qui a rencontré Timothée la première. C'est un texte qui nous a touché chacun par la beauté et la sensibilité de son écriture.
    Mais avant,  nous avions lu et beaucoup aimé  le roman Tobie Lolness


    Pourquoi avoir choisi votre fille ? 
    C'est Clémence qui m'a proposé de faire la mise en scène. Je crois que c'était un bon moment dans nos parcours respectifs. 


    Est-ce plus difficile de faire jouer sa propre fille ?
    Ce n'est pas plus difficile parce que dans le travail l'exigence est la même.  Il y a la dimension d'avoir une vraie chance de pouvoir partager un projet de création dans notre vie familiale.
    Par contre on n’a certainement pas la même subjectivité par rapport à un autre comédien. On est plus fragile face à la critique.


    Quel est votre moment préféré dans la création d’une pièce ? Et dans celle-ci ?
    Le moment des répétitions où l'on sent que ce qu'on a rêvé commence à prendre corps sur la scène. C'est fragile mais c'est magnifique, magique.


    Comment se passe votre relation avec Timothée de Fombelle ?
    C'est une très belle rencontre.  Timothée nous a donné sa confiance et je crois qu'il ne le regrette pas.


    Quelles sont les difficultés de mise en scène ?
    Pour ce projet, c'était de trouver toujours la juste mesure. C'est un texte qui ne supporte pas les effets et qui demande une sincérité totale, une incarnation naturelle. Si on en fait "trop", on tue le texte. Si on en fait pas assez ça manque de relief. Ici, pour moi, la mise en scène doit être discrète et efficace. Elle cherche à éclairer le texte.


    Une question un peu particulière, comment trouvez-vous l’affiche ?
    C'est le graphiste du Théâtre de la Pépinière. Il a un style très fort et personnel  qui fait aussi l'identité visuel du lieu qui se décline de spectacles en spectacles. Dans d'autres circonstances, nous aurions certainement fait un autre choix et un autre style.


    Que ressentiez-vous à l’approche de la première ?
    L'envie d'avoir le temps d'avoir fait le maximum de nos possibilités. 


    Comment cela s’est-il passé ? 
    Je crois qu'il y a une très belle émotion partagée et une grande sincérité. 


    Pourquoi avoir ajouté de la musique ? Pourquoi cet artiste (Dyonisos - Mathias Malzieu) ? Et comment la collaboration et le processus de création de la musique s'est il déroule ?
    Pour la musique là aussi c'est une rencontre et l'envie commune avec Clémence, Mathias et moi de travailler ensemble. Il y a chez Mathias tout un univers que ce soit dans la musique et la recherche des sons qui me semblait pouvoir coller. Il  a travaillé sur un thème et sur les sons de la machine à écrire.  Ce même thème a été harmonisé avec un rythme de valse,  et travaillé avec les sons de frappes de la machine, des sons de verres qu'on fait chanter, des boites à musiques. Ce matériau musical a été travaillé pour faire une bande qui accompagne en délicatesse certains moments émotions du spectacle...


    Avez-vous des projets toujours avec votre fille ? Avec Timothée de Fombelle ?
    Pas pour l'instant, mais il y a une grande envie de pouvoir développer de nouveaux projets avec elle , avec Timothée et aussi avec mon autre fille Maëlle qui est aussi comédienne et une "metteuse en scène" de talent.


    Merci d’avoir répondu à mes questions ! Bonne continuation !






    Bonjour Clémence Poésy, merci de bien vouloir répondre à mes questions ! Vous êtes une jeune femme française de 30 ans et vous avez donc commencé le théâtre très tôt, votre père faisant lui-même parti de ce monde. Vous avez joué dans quelques pièces, fait des études de théâtre avant de vous lancer dans la télévision et le cinéma, pourquoi ce choix ?
    Bonjour bonjour ! Le choix de faire des études de théâtre ? Ça me paraissait assez logique d'aller apprendre mon métier dans une école, d'y découvrir des textes, d'y rencontrer des compagnons de jeu. J’ai fait ça en parallèle au début de ma vie professionnelle, si j'avais pu continuer les deux ensemble plus longtemps je l'aurais fait avec bonheur

    On vous connaît au départ surtout pour le rôle de Fleur Delacourt, dans Harry Potter… voulez-vous bien que nous en parlions ou est-ce que ça vous dérange d’en parler encore aujourd’hui ?
    Non, je sais la place qu’a eu « Harry Potter » pour une génération entière, c'est très agréable d'avoir eu la chance de faire partie de l'aventure

    Si oui, qu’est-ce qui vous a amené à postuler ? Comment cela s’est-il passé ? Comment avez-vous appris que vous saviez été prise, et quelle a été votre réaction ?
    Je n'ai pas vraiment postulé, j'ai passé des essais comme j'en passais pour d'autres projets aux mêmes moments. Ceux là ont marché. J’étais très contente bien sûr, mais aussi face un choix compliqué parce que je venais d'être acceptée au conservatoire national d'art dramatique et que je savais que le temps que prenait le tournage n'allait pas me laisser la possibilité de faire les deux. Le conservatoire c'est un concours difficile à avoir, ça a été une longue réflexion.

    Pouvez-vous nous parler des 3 films que vous avez tournés : le tournage, etc ?
    Vous savez chaque tournage dure près d'un an, c'est difficile à résumer. Mais je garde le souvenir d'une atmosphère très chaleureuse presque familiale malgré la taille de la production, de gens charmants, d'acteurs « magiques » à regarder et de décors à couper le souffle

    Revenons-en au sujet principal. Vous êtes, semble-t-il, maintenant de retour sur les planches. L’an dernier vous avez joué dans Cyrano de Bergerac, la célèbre et sublime pièce d’Edmond Rostand. Pourquoi vous tourner vers le théâtre ?
    Je me tourne vers des histoires, vers des aventures plus que vers du théâtre, du cinéma ou de la télévision. Cyrano c'était l'occasion de jouer dans une pièce avec laquelle j'ai grandi, le défi de le faire en anglais et le bonheur de le faire à Broadway, dans une ville que j'adore. « Je danse toujours » c'est un texte que j'ai envie de partager depuis longtemps, des mots qui résonnent depuis des années maintenant et toujours aussi fort.

    Ainsi vous jouez à partir du 8 octobre au théâtre de La Pépinière à Paris dans Je danse toujours la magnifique pièce de Timothée de Fombelle. Comment et pourquoi avez-vous décidé de jouer dans cette pièce ?
    J'avais envie de dire ces mots là, de faire vivre Claire tout simplement parce que je les ai aimé passionnément des la première lecture.

    Comment trouvez-vous ce texte ? Avez-vous lu d’autres pièces/romans de Timothée de Fombelle ?
    J'ai rencontré Timothée après avoir lu « Tobie Lolness » que j'ai adoré, j'ai ensuite découvert son théâtre, et puis « Vango » bien sûr.

    Comment se passe votre relation avec Timothée de Fombelle ?
    C'est quelqu'un d'une très grande délicatesse, qui envoie toujours le mot juste, la citation ou la photo dont on a besoin dans le travail, qui nous a laissé une grande liberté, fait une grande confiance. J’ai beaucoup d'admiration pour lui. J'aime profondément ce qu'il écrit.

    Pour cette pièce, vous êtes sous la direction de votre père… comment ressentez-vous cela ? Est-ce difficile ?
    Ça a été une belle aventure. Au début il nous a fallu trouver de nouvelles marques, apprendre à nous connaître différemment mais nous y sommes parvenus sans problème. Ce qu'il y a eu de très précieux c'est que nous nous faisions déjà une grande confiance dans la vie. Ça a permis d'aller plus vite en répétitions.

    Quelles sont les difficultés du rôle de Claire ? Etre seule sur scène en est-elle une ?
    Être seule sur scène est bien sûr la plus grande difficulté, c'est tellement un rapport a l'autre que de jouer, du coup il faut faire du texte son partenaire, l'avoir en soi le plus intimement possible, se l'approprier. Ça a été le grand voyage des répétitions. Et ça reste un voyage chaque soir vraiment.

    Comment vous sentiez-vous à l’approche de la première ?
    A l'approche de la première on est dans les dernières finitions, les dernières touches, on est beaucoup dans le travail on n’a pas vraiment le temps de penser, et c'est tant mieux.

    Comment cela s’est-il passé ?
    Bien bien bien !

    Quels sont vos projets ? Vos envies ?
    J'ai toujours envie d'histoires, j'ai toujours envie de défis ...les projets seront des histoires et des défis !

    Merci beaucoup, et bonne continuation !
    Merci a vous !


    Merci à eux de bien avoir voulu répondre ! Je verrais cette pièce qui promet d'être grandiose le 30 novembre. En attendant, allez la voir, et peut-être ajouterais-je un avis d'une amie qui y a été et a adoré !♥

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