A découvrir en classe de français... ou tout seul !



En 1771, Bougainville publie son Voyage autour du monde et raconte son escale à Tahiti. Deux ans plus tard, Diderot donne un « Supplément » à l’ouvrage du navigateur et imagine la conversation de deux Européens sur ce récit de voyage. À travers un texte alerte et malicieux, Diderot mêle fiction et réflexion philosophique, et invite son lecteur à remettre en question les valeurs qui fondent la civilisation européenne.

Par Denis Diderot
Aux éditions Belin
3 euros 5
160 pages 

                Le supplément au voyage de Bougainville, de Diderot, est un petit livre que j’ai lu pour le français. Très intéressant, il aborde la question du colonialisme, de l’humanité des indigènes, de la civilisation… Je n’étais pas surpris au fait que ce livre, malgré toute la foi et l’intellectualité intéressant du sujet, soit ennuyant. Surtout la seconde moitié, alors que la première était déjà plus vivante, plus mouvementée. J’en ressors donc mitigé : un sujet intéressant, mais un livre ennuyant.



«L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.

Par Jean Anouilh
Aux éditions Le petit vermillon
5 euros 60
128 pages

                Antigone, de Jean Anouilh, qui m’a été prêté par une personne exceptionnelle, m’a vraiment captivé ! Malgré quelques mots plus lents et moins intéressants, cette pièce nous montre un panel de personnages sensibles et intéressants, une histoire touchante et profonde et un style d’écriture exceptionnel, fort et original ! J’ai aimé me plonger dans cette histoire et suivre jusqu’à une fin tragique et pleine d’émotion une Antigone symbolisant révolution, rébellion et amour fraternel. A lire, même sans étude obligée !


Quatre Athéniens naufragés ont échoué sur une île : les nobles Iphicrate et Euphrosine, et leurs esclaves Arlequin et Cléanthis. Selon les lois de l'île exposées par Trivelin, maîtres et esclaves échangent noms et conditions. Trivelin pousse les ex-esclaves à décrire les travers de leurs maîtres, et ces derniers doivent les reconnaître.
Humiliation pour les uns, revanche pour les autres, réconciliation ; le renversement des rôles ne dure qu'un temps mais cela suffit à bouleverser l'ordre social.

Par Pierre de Marivaux
Aux éditions Larousse
2 euros 50
125 pages

                L’île des esclaves, de Marivaux, est une pièce de théâtre très originale : Arlequin arrive avec son maître, une autre esclave et sa maîtresse, sur l’île des esclaves. Sur cette île les rôles sont inversés et chacun inverse les rôles. Sur la question de l’esclavage, cette pièce pas si mal écrite était intéressante. Malgré cela la difficulté parfois rebutante de la langue me ralentissait dangereusement. J’ai donc apprécié quelque peu la pièce, mais elle ne m’a pas été réellement un moment de pur plaisir. A découvrir dans le cadre d’une lecture classique.


Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…

Par Boris Vian
Aux éditions Le livre de poche
6 euros 60
320 pages

                L’écume des jours est bien le livre le plus intéressant que j’ai pu étudier dans toute ma scolarité ! J’en attendais beaucoup, et malgré un avis suspicieux, j’en suis sorti assez content ! On découvre ici une histoire abracadabrante qui résonne pourtant de sens et nous offre quelque chose de mouvementé et drôle. J’ai aimé me plonger au cœur d’une histoire si amusante, si étonnante… dans un cadre fantaisiste fort et délicieux, et guidé par une plume douce et rebelle ! Les personnages sont attachants, drôles et marquants. J’ai aimé toutes les inventions de l’auteur mais c’est aussi le seul bémol que je mettrais au livre : on se retrouve à buter sur des mots, des scènes, des petites choses comme ça qui ont fait que j’en suis ressorti avec un sentiment que je garde encore aujourd’hui : qu’ai-je vraiment ressenti à la lecture de ce livre ? Mais du coup, rien que pour ce sentiment, je vous le conseille !


Commentaires

  1. Ah ben justement, je dois lire Antigone pour demain (bon, c'est déjà fait depuis un moment ^^). J'ai bien aimé, c'est pas mal.

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    1. Ah ah ! Il est super ! :D ♥
      Merci de ton commentaire !

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  2. Il me semble, dans mes souvenirs, que nous avions étudiés "Supplément de voyages" au lycée !

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  3. Antigone est une tuerie. Je suis tombée dedans parce que des amis devaient le jouer au théâtre et me l'avaient conseillé... J'étais en 4e je crois. J'ai d'abord lu la version de Sophocle (assez plate), et puis Anouilh... Waouh, ce livre est dingue. *-*
    Quant à L'Ecume des jours, ça a également été un très gros coup de coeur ! :)

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    1. Oui il sont vraiment excellents ! Merci de ton commentaire !

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  4. My name is Pandaaoût 18, 2013 5:45 PM

    Antigooooone, mon Amour ♥

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