• Posté par : Tom 15 sept. 2012




    Plus la peine de présenter Carina ici ! Pour tous les habitués du blog, vous la connaissez à travers mes nombreuses critiques et interviews ! Mais aujourd'hui, nous allons surtout parler de Phænix et faire en quelques questions les rétrospectives de sa carrière...


    ►Bonjour Carina ! Sur mon petit blog plus besoin de présentations ;) Alors commençons, tout d’abord, dans Phænix, tu utilises la légende du Phénix, mais veux tu aussi inciter par là que l'amour est un phénix ? Ou en tout cas cherches-tu à mettre dans ce roman d’autres significations que la simple intention réelle de l’oiseau qui renait de ses cendres ?

    Rien de tout cela ! Je ne pense pas que l’amour soit un phénix. Il arrive que les sentiments meurent pour de bon, et ne renaissent jamais. C’est la vie ! Pour moi, le phénix est une créature vraiment intéressante parce qu’on la retrouve dans de nombreuses civilisations, à toutes les époques. Pourquoi ? Comment cela est-ce possible ? Y a-t-il une part de réalité derrière la légende ? Il ne reste plus qu’à inventer cette part de réalité. Je voulais également une créature constituée de deux parties essentielles (ici, l’oiseau et le feu), et le sujet de l’immortalité m’intéressait beaucoup. On parle de Roméo et Juliette comme des amants éternels, dans le sens où leur histoire est gravée dans la culture des hommes et dans l’histoire littéraire. Pourquoi ne pas inventer, réellement, deux amants éternels ? 


    Un livre sur la musique, après un livre sur la peinture… à quand le livre qui abordera l’univers littéraire ?

    Ah ! Je ne sais pas… Un livre dans un livre… Pourquoi pas ? On verra si une idée me vient. Pour l’instant, celles que j’ai en tête ne vont pas dans ce sens. J’ai envie d’aborder un autre aspect dans la musique dans un autre roman, mais je n’en dirai pas plus, parce que je suis vraiment très loin de le commencer !


    Tes personnages sont finalement très mystérieux ! Va-t-on en découvrir de nouveaux dans le tome 2 ?

    Non pas vraiment. Je reste avec l’équipe du tome 1. Il y a déjà pas mal de choses à résoudre autour de tous ces mystères, justement, et je ne veux pas m’éparpiller. On va découvrir que les relations entre les personnages sont plus complexes qu’on ne le pense, et on va avoir toutes les clefs pour décoder le prologue du tome 1.


    Eidan est celui que j’ai préféré… il a un caractère très spécial : mystérieux, sensible, assez rebelle et solitaire. Pouvons-nous voir en lui un personnage qui a vécu un passé bien trop difficile ?

    Exactement. Il est consumé par le passé, par ses souvenirs. On va enfin connaître le passé de chacun, ce qui les a menés à ce moment de leur histoire. Pourquoi Anaïa est-elle si butée ? Pourquoi Eidan si triste ? Qui est Enry réellement ? 


    L’évolution d’Anaïa est très intéressante dans ce livre puisqu’on a affaire ici à un sujet très intéressant : l’apparition du fantastique dans un quotidien. Sur quel quotidien t’es tu basé pour écrire celui d’Anaïa ?

    Aucun, vraiment. L’intérêt quand on écrit une histoire, c’est de l’imaginer, de se mettre dans la peau du personnage. S’il devient assez réaliste pour qu’on ait l’impression que son histoire est basée sur quelque chose de concret, alors c’est que c’est réussi. J’ai fait mes études (de géographie, en plus) à Paris, donc ce que vit Anaïa ne ressemble en rien à ma vie d’étudiante à moi. Je ferme les yeux et je construis sa vie de toutes pièces. C’est bien plus intéressant que de raconter sa vie à soit, surtout que la mienne n’est pas aussi passionnante. Hélas ! ;-)


    Revenons sur d’autres livres de ta carrière… Dans Les clefs de Babel, penses tu vraiment que ce futur pourrait exister ? Penses-tu vraiment à cette tour où est-ce complètement fictif ?

    Non, c’est complètement fictif. Par contre, c’est vrai qu’on construit des tours de plus en plus grandes qui abritent de vraies petites villes derrière leurs murs. Donc, cette partie-là pourrait exister un jour, mais je ne souhaite pas qu’on arrive à la situation post apocalyptique que je décris dans le livre !


    Et est-ce que cette tour et ces clefs que tu arrives à donner à tes personnages à la fin refléteraient pour toi une partie de ta vie

    Non. Vraiment, je ne fais qu’imaginer, inventer. Ma vie n’a rien de particulier et ressemble à celle de tout le monde. J’ai la chance d’avoir beaucoup d’idées et d’arriver à en faire des histoires. De plus, mes personnages ont tendance à évoluer un peu par eux-mêmes quand j’écris une histoire, ils se détachent du moule dont je les sors pour les premières pages. C’est un autre aspect passionnant dans l’écriture, c’est que les héros deviennent des êtres à part entière, qui ont une vie propre qui nous échappe en partie. Donc ce que je peux mettre de moi, peut-être, à un moment, se dilue dans leur évolution au fil des pages.


    Dans La quête des Livres-Mondes, quel est le livre que tu préfères entre celui des âmes, des lieux et du temps (je ne parle pas du tome mais de l’objet !) ? Et pourquoi ?

    Difficile à dire. Je crois que c’est celui des Âmes, parce qu’il renferme tous les habitants de la planète. Je trouve que ce serait merveilleux si l’on pouvait numériser les gens, afin de pouvoir les retrouver un jour, quand la médecine ou la science auront fait plus de progrès… C’est plus classe que la cryogénisation, non ? Cela dit, un Livre-Monde seul est inutile, donc il faut les trois pour recréer Chébérith. J’aime ce concept de « l’ensemble » La vie n’est pas que soi-même. Elle est sa personnalité, sa mémoire (l’âme), l’environnement dans lequel on vit (les lieux) et l’histoire qui nous façonne (le temps). 


    Dans Doregon, si tu as écris cet univers, est-ce que c'est parce que tu rêverais qu'il t'arrive cette aventure, en écartant bien sûr l'idée du méchant ? ;)

    Je rêve toujours qu’il m’arrive des aventures, c’est comme ça que j’ai commencé à écrire ! Ça a commencé quand je me suis retrouvée jalouse de Lucie, qui arrivait à Narnia simplement en entrant dans une armoire. Pourquoi cela arrivait-il à des personnages de livres et pas dans la réalité ? Du coup, quand j’écris, je suis un peu les personnages des livres et chaque roman est en fait l’armoire qui me mène dans un monde magique…


    Tes deux mini soon sont-ils des histoires que tu aimerais voir arriver par l'avenir ?

    Non, pas forcément. Surtout dans À la poursuite des Humutes, c’est pas super joyeux, quand même. Les points que je développe dans ces petits livres (à ce propos, ça me fait toujours rire quand les gens trouvent ces histoires trop courtes, c’est juste que c’est le concept de la collection !!), sont en réalité des problématiques actuelles. Si on arrive à les régler aujourd’hui (et quand je vois l’état du monde actuel, je me dis que c’est loin d’être gagné !), on pourra raconter d’autres choses…


    Peux-tu nous en dire plus sur Les Sentinelles du futur et sur tes prochains projets ?

    Les Sentinelles du futur est un roman de science-fiction qui sortira en 2013 chez Syros, dans la collection Soon, comme les Clefs de Babel. Encore une fois, je bascule dans un autre monde, et un autre temps, puisque ça se passe dans deux futurs différents. C’est marrant, parce que moi qui adore Star Trek, je n’avais jamais abordé réellement les vaisseaux spatiaux et les extraterrestres dans un roman. Là, c’est le cas, et je me régale. On ne sait pas encore si le roman sortira avant l’été ou à la rentrée, mais ce sera mon deuxième titre de 2013, après Phænix 2. 

    Ensuite, je ne sais pas encore comment 2014 va se passer. J’ai des idées de roman, un encore de SF, et un autre plus de fantasy, mais je ne les ai pas encore commencés et je ne sais pas quand je m’y mettrai. Et puis je peux avoir d’autres idées qui jaillissent entre temps et me donner encore plus envie… J’ai beaucoup travaillé ces derniers mois et je vais m’accorder quelques semaines de pause après Phænix, la Quête 3 et les Sentinelles du Futur pour mettre de l’ordre dans mes idées et me laisser le temps de les développer, de voir où elles me mènent.


    Pour finir dis moi un mot, un seul, qui te qualifierait, qui qualifierait tous tes livres en même temps et expliquer pourquoi tu la choisis. Un seul mot ?

    Le voyage. Pour moi, écrire des livres, c’est m’offrir un beau voyage, au même titre que la lecture, qui est essentielle dans la vie. C’est aussi offrir ces voyages à ceux qui auront envie de tourner les pages de mes histoires. Des voyages lointains, d’autres plus proches, mais qui, je l’espère les dépayseront à chaque fois…


    Bisous et merci :)

    De rien Tom, c’est toujours un plaisir. À bientôt. 


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    1. Une interview vraiment très intéressante !!! Honte à moi, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de lire un de ses ouvrages.... même si La Quête des Livres mondes est dans ma Wish List depuis un moment !!!

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