• Posté par : Tom 21 août 2012


    >>> Présentation du livre
     
    Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à travers le mythe. La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : « Je ne capitule pas », s'écrie le héros.
    Le rhinocéros incarne le fanatisme qui « défigure les gens, les déshumanise ». On sent l'influence de La Métamorphose de Kafka. Dans une petite ville, un rhinocéros fait irruption. Par rapport à lui, les personnages prennent diverses attitudes. Certains se transforment en rhinocéros ; un troupeau défile. Seul Bérenger résiste à la marée des bêtes féroces, symboles du totalitarisme.

    Par Eugène Ionesco
    Aux éditions Folio


    >>> Mon avis

    Enfin un classique, me diriez vous ! Et oui, et une pièce de théâtre qui plus est ! J’avoue ne pas être fan de ces lectures, puisque je préfère milles fois les voir, mais celle-ci m’avait été offerte par coupie que je remercie, car malgré cette histoire aux allures étranges, je l’ai adorée ! Rhinocéros, c’est une pièce vraiment géniale !

    La pièce commence sur une place de village. Discussions entre amis et quelques échanges sympathiques, quand tout d’un coup, un rhinocéros passe, suivi de près par un second. Asie ou Afrique ? Le débat fait rage ! Mais que font-ils ici ?

    C’est une pièce que j’ai trouvé vraiment sympathique ! Le style de cet écrivain m’a bien plu et il nous plonge dans une histoire un peu folle mais originale ! On voit des morales qui en ressortent. L’humain n’est peut être pas le plus bel être de ce monde, et l’auteur nous met peut être aussi en garde contre l’orgueil ?

    Les sentiments humains sont dépeints sur cette toile qui nous montre la rivalité qu’il peut y avoir entre les Hommes, les débats parfois inutiles, et surtout le fait que l’Humain est finalement en dessous de la nature et qu’il n’a pas tout le pouvoir, comme toute la beauté qui existe.

    Mais après ces réflexions que j’ai, moi, fait ressortir de cette histoire, j’ai un peu vaqué sur le site Folio, et il semble que Ionesco a quelques arguments politiques inscrits dans cette pièce. « Le rhinocéros incarne le fanatisme qui «défigure les gens, les déshumanise». » Et le troupeau le totalitarisme, contre lequel Bérenger lutte. » Je n’y aurais pas pensé sans lire ça comme le fait que « La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : «Je ne capitule pas», s'écrie le héros. » »

    Lire une pièce n’est pas le mieux, mais d’un côté, celle-ci est peut être mieux à lire, vu le côté innovant et très spécial de la pièce ! On plonge dans un univers qui génère des personnages attachants et des dialogues drôles, farfelus et vraiment sympas, comme dans des répliques parfois tragiques. Ceci est facile à adapter, mais les rhinocéros et les transformations… ? Les situations doivent être parfois bien à voir, et je suis curieux de savoir comment certains adapteraient tout de même cette pièce !

    Finalement, je conclus cette chronique sur quelques mots : le rhinocéros d’Asie a-t-il une ou deux cornes ? Et le rhinocéros d’Afrique en a-t-il deux, ou une seule ?



    { 4 commentaires... lisez les commentaires ou Commentez }

    1. Super !
      c'était assez risqué comme cadeau vu qu'en général tu lis pas mal de young adult mais pas trop de classique xD Mais comme j'avais adoré.... ouf, tu as aimé x)

      RépondreSupprimer
    2. ce livre fait partie des classiques que j'ai prévu de lire un jour ^^

      RépondreSupprimer
    3. je l'ai lu pour le collège et adoré alors que je n'aimais pas lire c'est dire le miracle.

      RépondreSupprimer
      Réponses
      1. Génial ! Il faudrait que je relise du Ionesco, j'en garde un super souvenir...

        Supprimer

    Alex la Belette et moi, on aime bien les commentaires ! Ça nous donne de l'audace !
    N'hésitez pas à poster votre avis, une idée, une blague, une remarque. Tout ce que vous voulez, tant qu'on peut échanger. Parce que la littérature n'est jamais plus belle que quand on la partage.

  • - Copyright © 2016 La Voix du Livre - K-ON!! - Powered by Blogger - Designed by Johanes Djogan -