• Posté par : Tom 24 févr. 2012


    Voici un interview d'une auteur que j'aime beaucoup ! Ici c'est un interview sur Le signe de K1 un roman de science fiction absolument génial !
    La bannière est celle que j'avais faite pour son blog ! :)
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    Bonjour Claire Gratias ! J’ai lu vos deux romans de la série Le Signe de K1 que j’ai beaucoup aimé ! Je n’ai pas lu vos autres romans, c’est pour ça que je vais concentrer le début de mon interview sur LE SIGNE DE K1. Tout d’abord, comment avez-vous eu cette idée ? Cette histoire est complexe et bien écrite, d’où la sortez-vous ?
    Une histoire est toujours le résultat d’un long cheminement. Celle-ci est née de la rencontre de plusieurs choses : la proposition d’écrire un roman de science-fiction chez Syros (Je ne l’avais encore jamais fait, et j’aimais bien le défi), ma préoccupation croissante pour toutes les questions touchant à l’environnement et à l’écologie, et enfin l’envie (assez ancienne déjà) d’aborder le thème de l’épidémie, qui est un très beau thème littéraire (en arrière-plan de ce roman, il y a des lectures qui m’ont marquée : La Peste d’Albert Camus, Le Hussard sur le toit de Jean Giono, Le Fléau de Stephen King, Pars vite et reviens tard de Fred Vargas…).
    Vos personnages s’inspirent-ils de personnes que vous connaissez ? Vous ressemblent-ils ? Pourquoi avoir choisi ces prénoms, comme ça où ils viennent de quelque part (Lukas, Pauline…) ?
    Holà ! Voici beaucoup de questions en une seule… Alors : mes personnages sont tous imaginaires et très différents de moi, car ça ne m’intéresse pas beaucoup de parler de ma petite personne, je préfère offrir au lecteur un choix de personnages varié au sein duquel il décidera de qui il se sent le plus proche. En ce qui concerne leur nom, c’est toujours un moment très important pour moi : tant que je n’ai pas trouvé son nom à un personnage, il n’existe pas vraiment. À partir du moment où il est nommé, il commence à vivre, à prendre corps. Je ne choisis jamais les noms de mes personnages au hasard. Je veux qu’ils aient un sens, un contenu symbolique, ou une sonorité en phase avec leur personnalité ou avec le rôle qu’ils joueront dans l’histoire. Pauline et Angelo, ce sont les deux héros du Hussard sur le toit : j’avais envie de faire un clin d’œil à Giono. Leur père est médecin et s’appelle Rieu, en écho au docteur Rieux qui est le personnage principal de La Peste, etc.

    Votre histoire se déroule principalement à Mediola, donc, la ville de Saintes, d’où vous (et moi !) êtes originaire. Pourquoi ne pas l’avoir appelé Saintes tout simplement ?

    On est dans un roman de science-fiction, l’imaginaire est roi. J’aime bien quand le récit s’appuie sur une géographie existante, des lieux réels, mais je n’écris pas des guides touristiques, donc tout le travail littéraire consiste à travestir la réalité, à la travailler pour lui donner une portée symbolique et universelle. D’où mon choix de modifier le nom des villes tout en laissant le lecteur un peu malin s’amuser à les identifier une à une (je me suis basée la plupart du temps sur le nom ancien)…
    Quand j’ai écrit Breaking The Wall, en revanche, le contexte était différent : il s’agissait d’un roman noir, un polar historique qui dénonçait des choses qui se sont vraiment passées. Donc là, pas question de changer le nom des lieux : Berlin reste Berlin et chaque rue, place, monument évoqué existe réellement (d’ailleurs, pour ce roman, j’ai constamment travaillé avec un plan de la ville sous les yeux).

    Pour parler de votre écriture en général, à quel âge avez-vous commencé à écrire ?

    Dès que j’ai su tenir un stylo : en CP !! À six ans, je n’avais qu’une hâte, apprendre à lire et à écrire, alors dès que j’ai été capable de le faire toute seule, je ne m’en suis pas privée !

    Vouliez-vous toujours devenir écrivain ? Qu’est-ce qui vous y a incité, c’est de votre famille ?

    Oui, je l’ai sans doute toujours voulu, mais… j’ai mis du temps à m’en apercevoir !
    J’ai eu la chance de naître dans une famille plutôt littéraire, il y avait plein de livres à la maison et jamais mes parents ne m’ont refusé un livre… D’ailleurs, j’ai gardé toute ma bibliothèque d’enfant, j’y tiens énormément !
    Sinon, personne ne m’a vraiment « poussée » à écrire, quand je faisais lire mes textes, on me disait que c’était bien, et ça me suffisait.

    Lisez-vous beaucoup ? Que lisiez-vous petite ?

    Je lis beaucoup, mais en prenant mon temps, ce qui donne environ cent livres par an. Et puis, j’aime bien relire aussi, surtout les classiques : Maupassant, Zola, Dumas, Giono, Flaubert…
    Petite, je lisais de tout ! Quelques lectures m’ont marquée : Pinocchio, Tom Sawyer, La Guerre des boutons, Le Petit Prince, Croc-Blanc, Le Lion de Joseph Kessel, L’Île mystérieuse de Jules Verne…

    Combien de temps mettez-vous pour écrire un roman ?

    Environ six mois en tout, phase de préparation et de recherche comprise.

    Quel est le premier éditeur à qui vous avez envoyé votre manuscrit ? A-t-il de suite été pris et si non, pourquoi ne l'ont-ils pas pris ?

    Ah ! Question très délicate… Il arrive souvent, surtout au début, que le manuscrit « tourne » chez pas mal d’éditeurs avant de finir par être accepté. Les raisons sont complexes : il faut atterrir au bon endroit au bon moment, tomber sur la bonne personne, qui recherche justement un texte de ce type à ce moment-là… bref, c’est à peu près aussi complexe que les rencontres amoureuses, mais on finit par y arriver, la preuve ! L’essentiel est de ne pas se décourager, d’éviter de piquer une crise en s’écriant « je suis nul(le) » à chaque refus !

    Vous situez votre diptyque dans le futur, mais pourquoi un tel choix ? Rêvez vous de voir à quoi ressemblera notre monde ? Si on vous donnait l'opportunité de voir... accepteriez vous ?

    Oh, non ! Chaque chose en son temps ! Mais cela n’empêche pas de réfléchir aux conséquences futures de nos actes d’aujourd’hui et d’inviter le lecteur à faire la même chose…

    Vos romans sont-ils destinés seulement aux jeunes ? Et pourquoi des romans pour les jeunes ? Voulez vous écrire des romans pour adultes ?

    Mes romans sont presque autant lus par les adultes que par les ados, parce que je m’adresse à une tranche d’âge « élastique » allant, disons, de quinze à cent quinze ans ! Et je pense qu’à partir du moment où l’on se montre assez exigeant dans son écriture, tout le monde s’y retrouve, les « nouveaux jeunes » comme les « anciens jeunes » ;-)

    Quels sont vos auteurs préférés ?

    Il y a ceux dont je dis qu’ils m’ont appris à écrire : Maupassant, Flaubert, Hugo, Balzac, Zola, François Mauriac, André Gide, Jean Giono, Marcel Proust, Julien Gracq, Albert Cohen, Jack London…
    Il y a ceux, plus contemporains, dont j’ai lu tous les livres, ou presque : Stephen King, Fred Vargas, Haruki Murakami, José Carlos Somoza, Isabel Aliende, Luis Sepùlveda…
    C’est une question très difficile, car je découvre des auteurs chaque année, tous les jours, tout le temps, mais bon, tu as les grandes lignes…

    Discutez vous avec les illustrateurs pour les couvertures de vos romans ?

    Non, c’est quelque chose qui nous est imposé par l’éditeur : on découvre généralement la couverture une fois qu’elle est terminée.

    Vos prochains projets ?

    Une nouveauté, au milieu d’une œuvre déjà éclectique : un album pour petits (et grands, forcément !) intitulé Arrête de lire ! , magnifiquement illustré par Sylvie Serprix et publié chez Belin (présenté au Salon du Livre de Paris où nous serons toutes les deux en dédicace le vendredi).

    Merci beaucoup !

    Un grand merci à toi pour ta dévorante passion des livres !!!

    { 1 commentaires... lisez les commentaires ou ajoutez-en un }

    1. Bravo pour cette interview ! J'ai lu de Claire Gratias Breaking the Wall et Opération Maurice que j'avais beaucoup aimé. Le signe de K1 commence à me faire très envie... :)

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    Alex la Belette et moi, on aime bien les commentaires ! Ça nous donne de l'audace !
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